Boogarins – Manual


Quoi de mieux qu’un long road trip sur le vaste continent américain pour découvrir de nouvelles sonorités ?

Il m’aura fallu traverser la vallée de la mort, en passant par le fameux Zabriskie Point, pour découvrir le l’intensité du très jeune groupe Boogarins.
Originaires de Goiás, région centrale du Brésil, ces quatre musiciens ont sorti leur début album As Plantas Que Curam en 2013, n’étant encore qu’étudiants.

Après un bon accueil des critiques et une lon ue tournée mondiale, on les retrouve avec plaisir pour leur second album, avec l’attente de confirmer la jeune réussite de ce groupe.

Au niveau du style, pas de bouleversements, « Manual » reste dans les lignes du premier album, proposant un pop-rock psychédélique, avec des riffs navigants entre des vagues phasées et un blues puissant.
La voix légère de Dinho Almeida vient agrémenter les belles phases instrumentales, tout en portugais bien sur, ajoutant un charme mystique aux compositions du groupe.
On retrouve avec plaisir un zeste de Tame Impala des premiers jours dans quelques chansons, tout en parvenant à apporter une diversité agréable, qui garde l’auditeur en éveil tout
au long de l’écoute.
Cette diversité se retrouve dans la track « tempo », comme son nom l’indique, cette dernière parvient à jouer avec le rythme de la musique, jonglant malicieusement entre calme et tempête.
Le premier single de l’album est « 6000 Dias », qui contraste avec le reste, amenant à cet album une vraie chanson pop, quasi dansante, le reste de l’opus étant beaucoup plus concentré sur le côté rock psychédélique, ponctué de légers riffs blues très agréables.
En conclusion, pas de révolution pour ce nouvel opus, le groupe réussi néanmoins à confirmer son talent en sortant un album digne d’un grand groupe, complet et très abouti instrumentalement.Il ne reste donc plus qu’à attendre de les voir en live, et leur tournée mondiale, c’est ici que ça se passe.

2018-03-26T11:35:05+00:00